TRANS INTER action : samedi 8 juillet après-midi jeunes mineur-e-s trans et en questionnement

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire

Le collectif Emancipation vous relaie une invitation de l'asso nantaise TRANS INTER action pour le samedi 8 juillet :

"Après-midi à destination des jeunes mineur-e-s (jusqu'à 18 ans inclus) trans et en questionnement, le samedi 8 juillet de 14h à 18h, au local de TRANS INTER action (20, rue baron à Nantes) !

 
L'idée est de passer un moment convivial sans prise de tête, de permettre aux jeunes mineur-e-s de se rencontrer entre iels, de créer des liens, d'échanger leurs expériences, de rompre l'isolement.
 
Ce n'est pas toujours facile de trouver d'autres personnes trans qui traversent les mêmes choses que soi, surtout quand on est à l'école primaire, au collège, au lycée ou que l'on a abandonné ses études. Mais nos accueillant-e-s voient passer ces jeunes à TRANS INTER action, et nous souhaitons leur permettre de se rencontrer les un-e-s les autres.
 
Au programme :
- Temps pour faire connaissance
- Échanges libres (ou guidés si vous préférez, en grand ou petit comité, on s'adaptera^^)
- Goûter
- S'il fait beau, nous pourrons aller dans un parc, faire des jeux et se poser dehors.
 
 
Pour info : les parents qui le souhaitent pourront bénéficier d'un espace séparé pour échanger entre eux autour d'un café, en présence d'un-e accueillant-e de TIa qui pourra éventuellement répondre à leurs questions."
 

www.trans-inter-action.org

Classé dans : Non classé - Mots clés : aucun

Samedi 1er juillet : 50 ans du Planning familial 49

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire

Si vous voulez fêter les 50 ans du Planning familial angevin, c'est samedi prochain, samedi 1er juillet :

- à partir de 16h rue Lenepveu, devant le musée Pincé : stand Planninf, ateliers, etc.

- à partir de 18h à la guinguette Le héron carré (Promenade Yolande d'Aragan, Angers) pour une soirée conviviale, et musicale (Concert La belle et les deux autres)

-
 

 

Classé dans : Non classé - Mots clés : aucun

Apéro convivial de présentation du collectif Emancipation Jeudi 23 juin 19H

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire

Après plusieurs demandes cette année de personnes qui souhaitaient découvrir le collectif Emancipation, nous avons décidé de proposer un temps dédié à la présentation du collectif.

Un temps de rencontre et d'échange en mixité choisie, comme l'est le collectif Emancipation (c'est-à-dire sans hommes cisgenre).

Ce temps, c'est jeudi prochain à 19H à la guinguette le Héron Carré, à Angers (promenade Yolande d'Aragon).

On prévoit quelques grignotages et boissons, mais vous pourrez vous rafraîchir à al guinguette si vous préférez.

 

Classé dans : Non classé - Mots clés : aucun

Rassemblement lundi 19 juin 16h30 : Non à une école privée, libérale et conservatrice dans le quartier

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire

Une association du nom de « Espérance banlieue » compte installer une école privée hors contrat dans le quartier de la Roseraie à Angers comme elle l’a fait dans d’autres villes en France. Financée par des entreprises et des donateurs dans le cadre d’une fondation proche des réseaux d’extrême droite, elle représente un danger éducatif, avec un soutien inadmissible des pouvoirs publics.

 Les écoles “espérance banlieue” prétendent donner une nouvelle chance aux élèves des quartiers défavorisés en prônant une école de l’autorité et de l’effort dans des pratiques pédagogiques nouvelles. En réalité, il s’agit de mettre un uniforme sexiste aux élèves (le vert pour les garçons, le rouge pour les filles), de  faire quelques levers de drapeaux pour l’amour de la patrie,  de faire faire le ménage et la vaisselle aux élèves. Bref, “l’innovation” consiste en un retour à l’école-caserne.

 Tout ça pour la “modique” somme de 450 euros pour les familles… ce qui s’explique par le fait que des entreprises et des donateurs financent (et donc peuvent influer sur les contenus enseignés) et par le fait que les enseignements sont assurés par des personnels non qualifiés (pas de concours d’enseignant-e, brevet de scoutisme).

Il faut également souligner les rapports des écoles “espérances banlieues” avec  les réseaux de l’extrême droite (club de l’horloge, manif pour tous..), ce qui est très inquiétant sur l’idéologie véhiculée auprès des enfants et des familles dans ce type d’école.

Par ailleurs ce projet est soutenu par la Mairie d’Angers, Angers Loire Habitat et la Soclova qui louera des locaux à l’association. Les directeurs de ces deux derniers bailleurs sont par ailleurs élus au conseil municipal, et l’un d’entre eux adhérent de “Sens Commun”( lié à la manif pour tous). Ce serait un coup de pouce inadmissible de la part d’instances publiques ou semi-publiques à une officine privée et plus que douteuse.

D’autant plus que nous sommes nombreux-ses dans le quartier, enseignants, personnels des écoles et collèges, parents d’élèves, citoyens à déplorer un manque de moyens dans les établissements publics.

Notre ambition pour l’école est toute autre que celle portée par ce type d’école hors-contrat et nous déplorons le soutien de la municipalité à cette initiative.

Une réunion d’information est prévue par cette association le lundi 19 juin à 17 h au centre Jean Vilar (pour laquelle des milliers de tracts vont être distribués) et nous proposons d’organiser un rassemblement au centre Jean Vilar à 16 h 30 pour s’opposer à ces projets éducatifs douteux qui installent une concurrence malsaine dans le quartier.

Signataires : UNSA Éducation 49, SUD Éducation 49, FSU 49, Réseau Angevin Antifasciste, Le collectif Emancipation

 

Classé dans : Non classé - Mots clés : aucun

Atelier/débat: Voyager seule, sans argent et sans peur.

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire

Vendredi 2  juin 2017 à l'étincelle.

Elisa Coll Blanco du blog: revolutionontheroad.com est venue partager son expérience (voir la présentation ici)

Des échanges riches, une trentaine de personnes présentes.

Super soirée! Merci Elisa!!

Classé dans : Non classé - Mots clés : aucun

Festival Nyansapo à Paris : on soutient !

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire
Depuis quelques jours le festival NYANSAPO subit une campagne d'intimidation et de ent orchestrée par la osphére, élus FN, troll d'extrême-droite, mais aussi la Licra, leur allié.e.s de la gauche-pas-raciste et aujourd'hui la maire de Paris Anne Hidalgo qui veut INTERDIRE le festival et pense même à porter plainte contre MWASI, dans la longue tradition du Parti socialiste à vouloir détruire toute initiative des racisé.e.s qu'ils ne peuvent pas récupérer. 
Nous savons que la non-mixité d'une partie de notre festival n'est pas le problème principal et est utilisé comme prétexte. En effet aucun doute qu'un festival entièrement non-mixte où la programmation aurait encensé les valeurs de république, et dénigré nos communautés nous aurait valu la médaille du courage républicain. 
Comment nous aider ?
 Prenez vos billets, soutenez notre levée de fond et surtout partagez, vous habitez à Paris n'hésitez pas à appeler la mairie de Paris, si vous faites partie d'une organisation antiraciste, féministe, queer, partagez ce post et soutenez-nous sur Twitter. 
On est là, on bouge pas, notre festival sera militant, radical et flamboyant, quand on dit afroféministe de combat, on le pense.
 "Il faut savoir que l'adversaire vous tue intellectuellement, il vous tue moralement, avant de vous tuer physiquement. Mais c'est de cette manière que l'on a supprimé des groupes entiers. On vous nie en tant qu'Etre moral, on vous nie en tant qu'Etre culturel. On ferme les yeux, on ne voit pas les évidences. On compte sur votre complexe, sur votre aliénation, sur le conditionnement, les réflexes de subordination et sur tant de facteurs de ce genre. Et si nous ne savons pas nous émanciper d'une telle situation par nos propres moyens mais il n'y a pas de salut... nous menons, et on mène contre nous, le combat le plus violent, plus violent même que celui qui a conduit à la disparition de certaines espèces. Et il faut justement que votre sagacité intellectuelle aille jusque-là. "

Cheikh Anta Diop, conférence de Niamey, 1984". 

 

Pour en savoir plus : https://mwasicollectif.com

Classé dans : soutien - Mots clés : aucun

Conférence : voyager seulE, sans argent et sans peur

Rédigé par Collectif Emancipation - - 2 commentaires

Le collectif Emancipation propose une conférence avec Elisa Coll Blanco, féministe espagnole.

ce sera l'occasion de profiter de son expérience avec des échanges en espagnol, en anglais ou en français!

Classé dans : Non classé - Mots clés : aucun

Pour celles et ceux qui croient encore que la racisme anti-blanc existe...

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire

 

autocollant de propagande d'un groupuscule d'extrême droite identitaireA l’heure d’une résurgence médiatique de la notion de « racisme anti-blanc », à la fois à travers les récentes déclarations de Jean-François Copé, candidat à la tête de l’UMP, premier parti de l’opposition en France, ainsi qu’avec les accusations réitérées contre Houria Bouteldja, Saïd Bouamama et Saïdou de la Zone d’Expression Populaire, il est temps de mettre fin à l’imposture intellectuelle que constitue ladite notion.
Parler de « racisme anti-blanc » c’est confondre ce qui relève des émotions, de la colère et ce qui a trait aux discriminations. En d’autres termes, c’est confondre les relations interpersonnelles et les rapports sociaux [1]. Ainsi, si Fatima, Mohammed, ou Fatou traitent Marie et Louis de « sales français » (relation interpersonnelle), le désagrément certain que constitue l’insulte sera mis sur le même plan que le fait que Fatima, Mohammed et Fatou risquent de voir leur CV refoulés en raison de leur couleur de peau, celle-ci signifiant une origine « autre », qu’elle soit réelle ou supposée (rapport social).

Lire la suite de l'article ici 

Et si vous êtes toujours sceptiques, allez-voir par ... 😉

Interview de Pinar Selek, écrivaine féministe turque, menacée d'enfermement à perpétuitée

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire


Pinar Selek est une féministe, anti-militariste et écrivaine turque. Elle est persécutée par l'Etat turc depuis presque 20 ans. Actuellement elle risque une condamnation à perpépuité. 

Merci de diffuser dans vos réseaux, sociaux ou pas, cette Interview de Pinar Selek :

Appel à soutien pour deux chouettes projets féministes !

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire


Le collectif émancipation relaye un appel à soutien pour deux projets bien cools :


Le premier c'est Luciferine, un projet de café associatif féministe en mixité choisie (sans mecs cis*), qui sera un lieu d'échanges, de soins, de repas collectifs, d'ateliers, de projections, et autres réjouissances, le tout sans alcool 
On a besoin de fonds pour pouvoir ouvrir notre local, faire des travaux si besoin, et payer les premiers loyers... 

https://www.helloasso.com/associations/luciferine/collectes/ouverture-d-un-cafe-associatif-feministe 

*une personne "cis" (diminutif de cisgenre) est une personne qui se reconnait dans le genre qui lui a été attribué à la naissance, contrairement aux personnes "trans" 

Le deuxième projet c'est la bruyante Banda Violetta, qui est une équipe de batucada féministe qui joue dans divers évènements, on a besoin de sous pour acheter ou racheter du matériel, car nos tambours frisent parfois la casserole pour certains... et justement on veut pas se cantonner à la cuisine! 
Résultat de recherche d'images pour "batucada féministe"

https://www.helloasso.com/associations/les-desobeissantes/collectes/quand-les-tambourineuses-s-accaparent-l-espace-public

Classé dans : soutien - Mots clés : aucun

Manif de soutien à l'Etincelle : rejoignez le cortège le 1er mai!

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire

Lundi 1er mai 2017

Venez soutenir l’Étincelle le 1er mai 2017 à Angers!

 

Comme vous le savez sans doute déjà, l’Étincelle, lieu militant associatif et autogéré depuis 20 ans à Angers, voit la fin de son bail au 30 avril prochain et n’a aucune solution de relogement pour continuer ses activités.

 

En effet, le quartier Thiers Boisnet dans lequel est situé l’Étincelle, subit les politiques d’aménagement du territoire qui invisibilisent de plus en plus les inégalités sociales, lissées en érigeant de soi-disant « logements mixtes » clinquants. En parallèle, l’histoire du quartier est balayée à coups de pelleteuse et de rideaux anti­-poussière virant ainsi les pauvres qui n’ont leur place qu’à l’extérieur de la mégalopole de demain.

Résultat de recherche d'images pour "taper sur une casserole"

 

La mairie nous a proposé-e-s un relogement (qui ne convenait pas du tout) et depuis, elle ne nous donne absolument plus aucune nouvelle. Alors, si vous souhaitez soutenir ce lieu et dénoncer les politiques de gentrification, nous invitons à nous rejoindre dans :

 

LE CORTÈGE FUNÈBRE de L’ÉTINCELLE,

 

tous et toutes de noir vétu-­e-s, lors de la manif du 1er mai à ANGERS, 

à 10h30, place IMBACH. 

Et comme nous n’avons pas l’intention de rester discrèt­-e­-s, nous préparons une fanfare type batucada avec des percussions afin de faire un maximum de tapage dans les rues de cette ville.

 

Si vous avez des caisses claires, des casseroles, des cloches, des sifflets, des chiens trompettes ou tout autre élément qui pourrait faire assez de bruit, n’hésitez pas à les apporter avec vous.

Ensuite, rendez-­vous autour de 13h00 pour casser la croûte ensemble rue Maillé, devant l’Étincelle. Rapportez votre salade de crudités ou de nouilles, vos meilleurs gâteaux pour que la vie perdure dans ces rues!

Rassemblement contre les violences faites aux femmes, en mémoire de Tysone

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire

 

 

Appel à un rassemblement en mémoire de Tyson, tuée par son mari, vendredi 7 avril 2017, à 11h30, devant le palais de justice d’Angers.

 

Dimanche 2 avril, à Trélazé, une femme âgée de 36 ans, mère de trois enfants, a été tuée à coups de couteaux par son conjoint. Le fils aîné de 11 ans qui tentait de s’interposer, a été blessé à la main et a dû être hospitalisé.

L’homme a été placé en garde à vue le soir même et serait poursuivi pour homicide volontaire et pour violences avec arme sur mineur. 

Tyson était accompagnée par l’association SOS Femmes. Elle avait déposé plainte plusieurs fois, pour « menaces de mort réitérées ». 

 

Ces faits ne sont, hélas, pas exceptionnels. Les violences dont sont victimes les femmes et auxquelles sont exposées les enfants sont un scandale national. En France, selon le Ministère de l’Intérieur, 122 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2015. Cette même année, 36 enfants sont morts dans le cadre de violences conjugales. Une femme meurt ainsi tous les trois jours dans notre pays et pour une femme sur dix, le foyer familial est le lieu de tous les dangers. 

C’est pour combattre ce fléau que se sont regroupées environ soixante-dix associations au sein de la

Fédération Nationale Solidarité Femmes. Objectifs : dénoncer les stéréotypes sexistes, promouvoir les droits des femmes, lutter contre les violences faites aux femmes. 

Ainsi, SOS Femmes 49, officiellement « référent violences conjugales » pour le Maine et Loire depuis 2008, accueille les femmes victimes de violences conjugales, les accompagne et, si nécessaire, les héberge avec leurs enfants. En 2016, 438 femmes ont été accueillies, 53 femmes accompagnées de 76 enfants ont été hébergés par l’association. 134 femmes et 152 enfants hébergés temporairement en hôtel ont également été accompagnés par l’association. 

Victime ou témoin, chacun est à même de contacter SOS Femmes 49 du lundi au vendredi : par téléphone, au 02 41 87 97 22 ; directement les après-midis à Angers (35 rue Saint-Exupéry) ou sur rendez-vous dans les permanences de Baugé, Cholet, Pouancé, Segré et Saumur. 

En partenariat avec Espace Femmes, le CIDFF 49, le Planning Familial, et l’APTIRA, associations engagées dans la lutte contre la violence faites aux femmes, SOS Femmes 49 appelle à un rassemblement citoyen le vendredi 7 avril à 11h30 devant le palais de justice d’Angers, en mémoire de Tyson, et pour montrer que, qu’on soit femme ou homme, refuser la «domination masculine », selon le mot du sociologue Pierre Bourdieu, est plus que jamais un acte de citoyenneté indispensable.

 

8 mars à Angers et lutte pour les droits des femmes : un sentiment de malaise...

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire
 

 


En rapport avec la journée du 8 mars à Angers,  nous avons adressé ce courriel à la Ville d'Angers :

A l'attention de la Ville d'Angers et de Madame Roselyne Bienvenu Adjointe au Maire et Déléguée à l'égalité hommes/femmes
 
"8 mars à Angers et lutte pour les droits des femmes : un sentiment de malaise..."
 
Cette année 2017, certains événements que vous avez proposés pour la journée de lutte pour les droits des femmes ont attiré notre attention et nous ont laissées quelque peu perplexes. 
En effet, alors que nous nous rassemblions Place du Ralliement en cette fin d'après-midi afin d'exprimer et partager nos revendications quant aux nombreuses inégalités et discriminations que subissent les femmes -dans le monde du travail et pas que- nous nous sommes retrouvées nez-à-nez avec un tout autre évènement organisé par vos soins, à savoir, un cours de fitness gratuit, à l'attention des femmes, et dispensé par un animateur sportif de la Ville. 
L'évènement étant prévu à 18h30, il ne valait mieux pas que notre rassemblement "s'éternise trop" car on nous a fait comprendre que nos voix auraient été vite recouvertes par un bande son pop-technoïde ayant pour objectif de faire remuer leur popotin à ces braves femmes à qui l'ont fait comprendre qu'il faudrait qu'elles sculptent un peu plus leur silhouette au nom du féminisme. 

 

Le point intéressant de cette rencontre est que les deux messieurs responsables de l'animation de cette séance de stretching nous ont bel et bien présenté cette action dans "le cadre de la journée de la femme (l'afâme?)" et "que c'était à 200% féministe". 
Malgré leur réelle sympathie et leur très certaine bonne foi, nous nous sommes permis d'en douter, et bon nombre de personnes présentes au rassemblement également.
Comme précisé sur votre programme, "La Ville d’Angers et ses associations saisissent l’occasion de la journée internationale des femmes du 8 mars pour s’engager en faveur de l’égalité et promouvoir l’activité sportive féminine." 
Peut-être s'agissait-il donc de replacer des femmes dans un espace public habituellement occupé par des hommes? Peut-être l'intention était-elle vraiment féministe? Cela n'a malheureusement pas été perçu comme tel.

 

Et pour cause, car malgré le fait que n'ayons rien contre ce sport, en proposant un cours de stretching gratuit en plein centre ville à 17h30 le jour du 8 mars, il nous semble que cela ne fasse que conforter un sexisme déjà bien présent dans le sport qui consiste à inciter les femmes à s'inscrire dans des disciplines qui ont pour objectif clair et principal de modeler leur corps (pour être désirables), et pas forcément de s'amuser, vivre des sensations fortes ou de partager une discipline en équipe etc. 

 

Eh oui, même le gouvernement essaie de lutter
 contre les préjugés sexismes dans le sport ! Incroyable! 

           L'action aurait eu un tout autre impact si : 

 

-les entraineurs avaient été des entraineuses (et oui, cela peut paraître tout bête mais l'impact aurait été autre) 
-il s'était agi d'une pratique un peu moins "cliché féminin" (boxe anglaise, escrime, karaté, kapoera, foot, etc...) 

 

De fait, proposer un cours de stretching gratuit au beau milieu d'une journée de lutte pour les droits des Femmes, c'est un peu comme proposer un grand méchoui gratuit sur une journée de lutte en faveur des droits des animaux. 
 
Et cela ne nous convient évidement pas.  

 

En espérant tomber sur un autre type d'action le 8 mars prochain, 
Veuillez agréer, Madame, nos salutations féministes,
le Collectif Emancipation 

En finir avec l'expression "femme voilée"

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire

Femmes, musulmanes et rhétoriques : en finir une bonne fois pour toutes avec l’expression « femme voilée »

 

 


Ne dites plus « femme voilée ».
Dans cette tribune, publiée 13 ans jour pour jour après l’adoption de la loi dite d’interdiction des signes religieux à l’école, Zohra El-Mokhtari revient sur l’emploi déshumanisant de l’expression "femme voilée".
Faut-il, en 2017, rappeler les évidences ? Doit-on expliquer que les "femmes voilées" ne sont pas des objets ? Il semblerait que oui.
Le 25 janvier dernier, Stéphane Durand-Souffland, journaliste au Figaro, raconte le procès de l’historien Georges Bensoussan poursuivi pour des propos tenus sur France Culture et relevant, selon les plaignants, de « provocation à la haine raciale » : « ... dans les familles arabes en France l’antisémitisme on le tète avec le lait de sa mère ».
Lila Charef, avocate et responsable juridique du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), est appelée à la barre. Mais ni ses fonctions, ni son nom ne seront mentionnés dans l’article, l’auteur la chosifiant en la qualifiant à deux reprises de "voile" (« esquive insolemment le voile fleuri », « insiste le voile ».) Comment un tel degré de déshumanisation et d’effacement de l’individu a-t-il été rendu possible ? Que révèle ce processus de dépersonnalisation ?

 

lire la suite ici : http://contre-attaques.org/magazine/article/femmes

Marche pour la Justice et la Dignité

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire

Le collectif Emancipation appelle à marcher pour la Dignité et la Justice le 19 mars à Paris

 

Un par mois.

C'est, en moyenne, le nombre de pères, de frères, de fils que nous perdons à cause de la brutalité des forces de l'ordre. Une brutalité qui prend plusieurs formes : des techniques de pliage qui conduisent à l'asphyxie des victimes aux coups de poings, de balles ou de Taser qui, dans les pires des cas, s'avèrent mortels.
Régulièrement depuis plus de 40 ans, les nôtres sont ainsi tués par l'État Français, aux mains de ceux que l'on appelle ironiquement les « gardiens de la paix ». Régulièrement depuis plus de 40 ans, c'est l'impunité la plus abjecte et les campagnes de criminalisation qui répondent aux mobilisations de celles et ceux qui réclament vérité et justice pour leurs morts. L'acharnement policier, judiciaire et politique contre la famille Traoré, à qui nous exprimons toute notre solidarité, en est la preuve. À chaque fois, c'est la même histoire.
La répression qui nous vise, nous familles de victimes, s'est accentuée sous le régime de l'état d'urgence. Tous les abus sont devenus possibles, avec leurs lots de conséquences tragiques. Ce n'est plus la police qui s'adapte à la loi, c'est la loi qui s'adapte à la police… Et nous sommes loin d'être les seuls à avoir été visés par le renforcement des dispositifs sécuritaires et des violences d'État. En 2015, le gouvernement a déclaré une véritable guerre intérieure : il a traqué les migrants et ceux qui les défendent, poursuivi la traditionnelle répression des « Noirs », des « Arabes », des « Rroms » et plus généralement des quartiers populaires, ciblé les « Musulmans » notamment via des perquisitions, des assignations à résidence et des fermetures de mosquées totalement arbitraires…À cela s'ajoute la guerre sociale qu'ont menée Valls et consors, notamment dans le cadre de la mobilisation contre la loi travail. Face aux résistances des quartiers populaires et du mouvement social, on a vu les violences se déchainer en touchant des catégories jusqu'ici protégées.
Les attentats terribles que nous avons connus en 2015 et en 2016 sont venus renforcer l'arsenal sécuritaire alors qu'ils sont la conséquence directe de la politique guerrière que la France et ses alliés mènent à l'étranger. L'État Français, qui pèse toujours de tout son poids sur les peuples qu'il domine comme en Afrique, prolonge cette politique au Proche-Orient tout comme il entérine l'occupation de la Palestine. Sa « lutte contre le terrorisme » ressemble surtout à une agression permanente contre des peuples innocents. C'est, entre autres, ce qui nourrit la crise humanitaire des réfugiés, traités cyniquement comme une menace potentiellement « terroriste ». C'est le serpent qui se mord la queue : le climat de guerre intérieure permet de justifier le contrôle toujours plus brutal de la population et délivre un permis de violence aux forces de l'ordre qui répriment toutes les gueules qui ne lui reviennent pas et tous ceux qui, des familles de victimes aux manifestants contre la loi travail en passant par les militants des quartiers populaires à la ZAD, osent s'organiser contre l'État, réclamer justice et affirmer leur Dignité.

Nous sommes tous concernés!

La campagne présidentielle ne va rien arranger. Au contraire. Presque chaque nouvelle déclaration est une insulte faite à nos combats, à nos préoccupations et à nos urgences.

  • Parce que nous ne nous soumettrons pas à l'arbitraire du pouvoir,
  • Parce que les mots « justice » et « dignité » ont encore un sens pour nous,
  • Parce que nous pensons qu'il est primordial de nous organiser, ensemble, pour lutter contre la guerre faite aux pauvres, aux migrants, aux descendants de colonisés,

Nous appelons tout-e-s celles et ceux qui se sentent concernés par ces sujets à nous rejoindre dans toutes les initiatives à venir (voir calendrier ci-dessous) et à participer très largement à la Marche pour la Justice et la Dignité qui aura lieu le dimanche 19 mars 2017 à Paris.Contre la hogra, contre l'humiliation, contre le racisme et les violences policières, contre les guerres lâches faites en notre nom contre des peuples qui ne nous ont rien fait.
Retrouvons espoir, force et unité pour faire bloc ensemble au nom de la Justice et de la Dignité.

pour plus d'information cliquer ici

Des transports sont organisés depuis La Zad en passant par Nantes. Pour des infos plus précises sur ces bus. Cliquer ici. 

Classé dans : soutien - Mots clés : aucun

Journée de solidarité avec les prionnierEs trans Samedi 18 mars 2017 à Brest

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire

 


le Collectif Emancipation relaie l'appel du collectif Contre Tous Les Placards :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dès les premiers temps des luttes LGBTQI *1, des trans*2, des inter*3, des gouines, des pédés, des queers - principalement afto-américainEs, latin@s, et pauvres - se battaient contre les flics*4 et les taules de toutes sortes. Iels s'organisaient pour soutenir celleux qui étaient incarcéréEs. Iels leurs envoyaient du courrier, diffusaient des lettres de prisonnierEs, manifestaient…
A l'intérieur comme à l'extérieur des murs, ces activistes ne se contentaient pas de demander des améliorations des conditions de détention, mais exigeaient la libération des prisonnierEs et la fin du système carcéral ; puisque l'Etat, sa police et la justice qui l'accompagne sont aux mains de celleux qui nous tuent, nous violent, nous mutilent, nous isolent.

 

 

 

 

NourriEs par cette histoire des luttes, le 22 janvier dernier avait lieu la seconde édition d'une journée internationale de solidarité avec les prisonnierEs trans, initiée de manière autogérée par des prisonierEs trans*5 et des alliéEs. Tout autour du monde, diverses actions (manifs, ateliers d'écriture de lettres, projection, concert...) ont été menées afin de mettre en lumière les conditions de détention des personnes trans en prison, chercher à les soutenir concrètement en brisant l'isolement de la prison et, plus largement, lutter conjointement contre le système carcéral, la transphobie et toutes formes d'oppressions et de dominations, en nous incitant à nouer des liens de solidarité, dedans et dehors, pour mener cette lutte chaque jour.

 

 

 

 

C'est pourquoi, nous, quelques personnes trans, en questionnement et allié-e-s en lutte contre tous les enfermements avons ainsi décidé d'organiser une journée de solidarité avec les prisonnierEs trans le 18 mars prochain sur Brest.
En tant que personnes trans, nous devons surmonter les représentations sociales qui nous montrent comme des monstres, le regard des autres, la honte, le mépris, et lutter pour exister hors de leurs normes bien trop étroites pour imaginer nos réalités.
Les personnes trans, celleux qui ne rentrent pas dans les cases de la binarité et des normes de genre ainsi que les personnes inter*3 doivent mener un combat perpétuel pour survivre dans un monde qui nous marginalise, nous déshumanise, nous criminalise.
Les discriminations et les agressions sont quotidiennes et ont lieu dans tous les domaines de la société ; notamment, l'accès au logement, à la santé, au travail, etc. Elles plongent nombre d'entre nous dans un isolement fort et une précarité importante aux lourdes conséquences sur nos vies.

 

 

 

 

Cette précarisation et ces violences systémiques, inter-personnelles, institutionnelles, etc qui touchent les personnes trans et intersexes amènent une part d'entre nous à avoir recours à des pratiques et des stratégies de défense, de riposte, de subsistance et de survie criminalisées par la justice de classe hétéro-patriarcale raciste. CertainEs d'entre nous peuvent alors se retrouver entre les griffes du système judiciaire et carcéral (d'autant plus lorsqu'elles sont des cibles de choix pour ce système raciste et bourgeois).
Les personnes trans et inter incarcérées doivent faire face aux humiliations, à la violence physique, aux agressions sexuelles, et au mépris de l'administration pénitentiaire et des matonNEs.

 

 

 

 

Le parcours de transition de nombreuses personnes trans incarcérées n'est pas respecté (refus d'accès au traitement hormonal ou a certains soins entre autres), et cela entraine de graves conséquences physiques, émotionnelles et psychiques pour elles. Elles sont placéEs dans des lieux de détention qui ne correspondent pas à leur genre, la plupart du temps à l'isolement ou dans des quartiers spécifiques (comme à Fleury-Merogis) pour - selon l'administration pénitentiaire - les protéger des agressions des autres détenuEs. Cette mise à l'écart ne les protège pas, bien au contraire, de la violence transphobe des matonNEs et crée un isolement extrême (pas d'accès aux activités ni au travail donc à de l'argent, peu de promenades, etc).

 

 

 

 

La transphobie derrière les murs des taules, n'est que la poursuite de la transphobie existant dans la société, exacerbée par les violences du système carcéral, et le racisme, l'homophobie, le mépris de classe...qui y sévissent.
Dans le même temps, il est important de souligner que la stigmatisation sociale qui pèse sur les prisonnierEs, fait partie de la même stratégie utilisée par l’État lorsqu’il parle de “terroristes”, qui vise à justifier les mesures pour "renforcer la sécurité", l'état d'urgence, la surveillance et la criminalisation des mouvements sociaux. Nous profiterons aussi de cette journée pour apporter notre soutien à touTEs les prisonnierEs à travers le monde et plus particulièrement à touTEs les prisonnierEs politiques.

 

 

 

 

Nous ne nous contentons pas de demander de simples améliorations des conditions de détention mais demandons la liberté pour touTEs les prisonnierEs ainsi que la fermeture de toutes les prisons et des autres lieux d'enfermement.
 
En ce jour et tous les autres, organisons nous et soyons solidaires de celleux d'entre nous qui sont enferméEs entre les murs des taules, des HP, des centres de rétention et des placards de toutes sortes !
Retrouvons nous à Brest le 18 mars prochain.
CONTRE TOUS LES PLACARDS !!
FEU A TOUTES LES PRISONS !!
 
 
Programme de la journée :
 
- A partir de 10h : réalisation d'une fresque et confection de banderoles.
A l'Avenir, place Guérin Brest (lieu accessible aux personnes à mobilité réduite).
- 12h : partage de pique-nique vegan *6 (si possible sans produits animaux et leurs dérivés (lait, beurre, fromage, yaourt, miel ...).
A l'Avenir, place Guérin Brest (lieu accessible aux personnes à mobilité réduite).
- 14h : un peu de visibilité en ville
- 19h : atelier d'écriture de lettre à des personnes trans incarcérées, écoute d'émissions de radio, présentations et discussions, infokiosque, bouffe vegan, bar sans alcool…
(le lieu sera communiqué lors de la journée, ou bien envoyez nous un mail : contretouslesplacards@riseup.net)
prix libre et en soutien à des personnes trans incarcéréEs
 
Pour plus d'informations : contretouslesplacards@riseup.net

 

 __________________________________________________________

 

*1 Lesbienne, Gay, BiE, Trans, Queer, Intersexe
*2 transgenre, transsexe, travestiEs…
*3 personne intersexe (dont les caractéristiques sexuelles (d'un point de vue anatomique, physiologique, hormonal...) ne permettent pas de la classer clairement dans les catégories "mâles" ou "femelles". De nombreuses personnes inter sont mutilées par des chirurginenEs afin de les faire rentrer dans ces catégories.)
*4 cf. émeutes de Compton Square ou de Stonewall par exemple.
*5 notamment Marius Mason (activiste anarchiste et écologiste condamné en 2009 à 22 ans de prison pour plusieurs actes de sabotage. Il est actuellement incarcéré à Fort Worth, Texas. Site de soutien (anglophone) : https://supportmariusmason.org )
*6 mode de vie excluant tous produits animaux et leurs dérivés (alimentaire – végétalisme-, vestimentaire, cosmétique, loisirs …) s'inscrivant dans la lutte antispéciste qui considère que les autres espèces animales ont droit au même traitement et à la même considération que l'espèce humaine.

 

 
Classé dans : soutien - Mots clés : aucun

Des droits pour les travailleur-se-s du sexe, non à la propagande catho du Nid !

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire

Le collectif Émancipation relaie cette information:


Nous, femmes et/ou personnes trans féministes exerçant ou ayant exercé comme travailleur·se·s du sexe, sommes très en colère de constater que les Jeunes Communistes 35 ont choisi pour animer la moitié de leurs conférences données à Rennes dans le cadre du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, des associations abolitionnistes néfastes aux travailleur·se·s du sexe.

Nous sommes particulièrement révolté.e.s par le fait que la conférence du 8 mars au soir soit une conférence sur la prostitution donnée par le Mouvement du Nid. Les inviter pour parler droits des femmes dans le cadre de la prostitution, c’est comme inviter Pierre Gataz pour donner une conférence sur l'anticapitalisme, inviter un curé pour parler contraception ou encore Christine Boutin pour discuter droits des LGBTI !

Nous tenons donc à rappeler que le lobby abolitionniste qu’est le Mouvement du Nid s’arroge une parole d’expert sur la prostitution dont il n’a aucune légitimité. Les vrais experts sur la prostitution, ce sont les travailleur·se·s du sexe !

Le Mouvement du Nid, comme les autres mouvements qui veulent notre abolition, sont déconnectés de nos réalités et déforment notre parole pour mieux maintenir leur pouvoir.

Le mouvement du Nid est une organisation qui fonctionne avec un budget de centaines de milliers d’euros de financement public par an pour diffuser la bonne parole issue de leur christianisme bien pensant.

Le Mouvement du Nid défend une politique prohibitionniste à l’égard du travail du sexe, une politique qui pousse les travailleur·se·s dans le clandestinité et les rend plus vulnérables à l’exploitation, aux violences, et à la stigmatisation.

S’inscrivant dans ce type de politique, la loi sur la pénalisation des clients en application depuis presque un an met les travailleur·se·s du sexe en danger, notamment les plus précaires qui sont celles qui subissent le plus de discriminations. Les personnes migrantes et/ou trans travailleuses du sexe sont particulièrement impactées par cette loi hypocrite. Le collectif Existrans par exemple revendique l'abolition de cette loi. Rappelons enfin que le droit pénal français dispose de tous les outils nécessaires pour lutter contre la traite et l’exploitation des êtres humains.

Comme tout·e travailleur·se dans cet état capitaliste, ce dont nous avons besoin, c’est l’auto-organisation face à nos exploiteurs !

C’est notre discours de premières concernées sur cette question qui doit être relayé! Le travail d’allié des syndicats et associations mobilisés pour le 8 mars est de faciliter notre empowerment féministe et syndical et non de donner un espace de parole aux personnes qui luttent contre nos droits.


Mon corps, mes choix !

Des droits pour les travailleuses !


Ce texte a été rédigé par des femmes et/ou personnes trans travailleuses du sexe ou ayant été travailleuses du sexe et sera diffusé avec l’aide d’allié-e-s de notre lutte.
 

Classé dans : soutien - Mots clés : aucun

GREVE !

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire
 
 
 
Ce mercredi 8 mars prochain, c'est la journée internationale de lutte pour les droits des Femmes.
 
 
 
 
 
Parce qu'en 2017, les femmes en France sont toujours payées 26% de moins que les hommes, alors qu'elles travaillent autant, voire plus parfois, surtout quand on pense à la double journée!
Cette différence de 26% de moins équivaut au fait qu'elles ne seraient plus payées chaque jour à partir de 15h40.
 
Alors, pourquoi continuer de bosser gratos?
 
 
Nous, le Collectif Emancipation, relayons l'appel à toutes les personnes qui se sentent concernées par cette discrimination de près ou de loin à s'arrêter de bosser mercredi 8 mars prochain à 15h40. (Cette grève est couverte par des appels syndicaux et à l'échelle nationale.)
 
Cette discrimination n'est qu'une des trop nombreuses discriminations contre lesquelles nous avons décidé de nous battre, et ce pour l'émancipation de toutes les femmes.
 
 
Nous invitons donc ensuite à se rassembler à :
 
17h30 place du Ralliement à Angers
 
pour dénoncer encore une fois, une inégalité que nous continuons de subir tous les jours.
 
 
N'hésitez pas à relayer cet appel, à venir avec des banderoles ou avec tout autre élément qui vous semblerait utile à l'événement!
 
 
Voici l'appel général si vous voulez en savoir plus sur les revendications : http://8mars15h40.fr/en-2017-nous-voulons/

Rassemblement contre les violences policières

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire

L'histoire de Théo, c'est l'histoire de trop!


Donnons ENFIN la parole aux quartiers populaires,
à leurs habitants et aux associations de quartiers
qui vivent au quotidien
la stigmatisation et l'impunité policière.
Nous vous donnons rendez-vous
Jeudi 23 février à 18h00 place du Ralliement
pour écouter les témoignages de ceux et celles
qui ont vécu des brutalités policières à Angers
et faire entendre leur ras-le-bol.
Ce rendez-vous est déclaré, se veut pacifique
et est le seul initié par des habitants des quartiers d'Angers.
Les quartiers ne se tairont plus !
Nous sommes tous concernés.



 
 
Venez nombreu-x-se-s

20 ans de l'Etincelle

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire

Dans le cadre des 20 ans de l’Étincelle, (voir programme détaillé en cliquant ici),

 

le collectif Émancipation organise plusieurs événements.

 

Le 2 mars à 20h à l’Étincelle (26 rue Maillé Angers) :

 

 

Atelier débat avec le collectif Stop Masculinisme de Grenoble qui effectue, depuis 2011, un travail de veille, d'analyse et d'intervention contre un mouvement et une idéologie qui voudraient faire croire que les hommes souffrent dans une société devenue matriarcale.

 

 

 

 

 

 

 

11 mars à 17h à l’Étincelle: 

 

 

 

 

Atelier pour que chacun-e prenne conscience de sa place dans la société et des privilèges ou discriminations qui en découlent. Avec un temps convivial autour de belles gourmandises faites pour être mangées ou bues.

 

 

 

18 mars de 10h à 17h à l’Étincelle: 

Le collectif Émancipation aura un stand parmi les autres collectifs, organisations et associations adhérentes de l’Étincelle. Se sera l'occasion de découvrir nos activités et de voir ce qui se passe d'autre à l’Étincelle.

 

 

Angela Davis appelle à la résistance collective

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire

 

 

Nous vous inviter à lire le discours d'Angela Davis lors de la marche des femmes samedi 21 janvier à Washington

http://www.revue-ballast.fr/angela-davis-appelle-a-resistance-collective/ 

L’Histoire ne peut être effacée comme on efface une page Web

À ce moment décisif de notre histoire, rappelons-nous que nous toutes et tous qui sommes ici — ces centaines de milliers, voire de millions de femmes, de personnes transgenres, d’hommes et de jeunes —, à la Marche des femmes, représentons les puissantes forces du changement : nous sommes déterminés à empêcher que ces vieilles cultures racistes et hétéro-patriarcales reviennent au devant de la scène. Nous considérons que nous sommes des agents collectifs de l’Histoire et que celle-ci ne peut pas être effacée comme on efface une page Web. Nous savons que nous nous rassemblons cet après-midi sur des terres indigènes et nous suivons l’exemple des peuples des premières nations — qui, malgré la violence génocidaire massive qu’ils ont connue, n’ont jamais renoncé à la lutte pour leur territoire, pour l’eau, pour la culture et pour leur peuple. Nous saluons particulièrement aujourd’hui les Sioux de Standing Rock. Les luttes pour la liberté des Noirs, qui ont façonné la nature même de l’histoire de notre pays, ne peuvent être supprimées d’un simple revers de la main. On ne peut pas nous faire oublier que les vies des Noirs comptent réellement [référence au mouvement Black lives matter, ndlr]. L’histoire même de ce pays est ancrée dans celles de l’esclavagisme et du colonialisme — ce qui implique, qu’on le veuille ou non, que les États-Unis sont une histoire d’immigration et d’esclavage. Propager la xénophobie, crier au meurtre et au viol et construire des murs n’effaceront pas l’Histoire. Aucun être humain n’est illégal. 
 
La lutte pour la planète — contre le dérèglement climatique, pour garantir l’accessibilité à l’eau des terres sioux de Standing Rock, de Flint, du Michigan, de la Cisjordanie et de Gaza, pour sauver notre faune, notre flore et l’air — est le cœur de la lutte pour la justice sociale. Ceci est une Marche des femmes et cette Marche des femmes représente la promesse d’un féminisme qui se bat contre les pouvoirs pernicieux de la violence étatique. Un féminisme inclusif et intersectionnel qui nous invite toutes et tous à rejoindre la résistance face au racisme, à l’islamophobie, à l’antisémitisme, à la misogynie et à l’exploitation capitaliste. Oui, nous saluons la lutte pour un salaire minimum à 15 dollars. Nous nous dédions à la résistance collective. Nous résistons face aux millionnaires qui profitent des taux hypothécaires et face aux agents de la gentrification. Nous résistons face à ceux qui privatisent les soins de santé. Nous résistons face aux attaques contre les musulmans et les migrants. Nous résistons face aux attaques visant les personnes en situation de handicap. Nous résistons face aux violences étatiques perpétrées par la police et par le complexe industrialo-carcéral. Nous résistons face à la violence de genre institutionnelle et intime — en particulier contre les femmes transgenres de couleur.
 
Lutter pour le droit des femmes, c’est lutter pour les droits humains partout sur la planète ; c’est pourquoi nous disons : liberté et justice pour la Palestine ! Nous célébrons la libération imminente de Chelsea Manning et Oscar López Rivera. Mais nous disons aussi : libérez Leonard Peltier ! Libérez Mumia Abu-Jamal ! Libérez Assata Shakur ! Au cours des prochains mois et des prochaines années, nous serons appelés à intensifier nos demandes de justice sociale, à devenir plus actifs dans notre défense des populations vulnérables. Que ceux qui prônent encore la suprématie de l’homme blanc hétéro-patriarcal se méfient de nous. Les prochains 1 459 jours de l’administration Trump seront 1 459 jours de résistance. Résistance sur le terrain, résistance dans les salles de classe, résistance au travail, résistance par notre art et notre musique. Ceci n’est que le commencement, et, pour reprendre les mots de l’inimitable Ella Baker, « Nous qui croyons en la liberté, nous ne nous reposerons pas avant qu’elle n’advienne ». Je vous remercie.

L'homophobie ça suffit ! Mercredi 23 novembre rassemblement 19h Place Lorraine

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire

Le collectif Emancipation relaie l'appel de Quazar, centre LGBT angevin pour un rassemblement demain :

 

 

Mercredi 23 novembre 2016 à 19H place Lorraine, face à l'hôtel de Ville

 

 

 
 
Hier, Lundi 21 novembre, le maire d'Angers décide de faire retirer des affiches de prévention anti-VIH.
 
"Suite aux différentes manifestations homophobes (suppression de subventions par la région, refus de célébrer des mariages de couples de même sexe par certains élus d'Angers, censure de campagne de prévention contre le VIH par Christophe Béchu, Maire d'Angers), les différentes associations défendant les droits LGBT vous invitent à les soutenir lors du rassemblement le mercredi 23 novembre 2016 dès 19h place Lorraine face à l'hôtel de ville d'Angers car L'Homophobie ça suffit !"
 
à demain ! 

Conférence + Show case sur le mouvement RIOT GRRRLS le 3 décembre

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire

Goûter - conférence sur le livre Riot Grrrls avec Manon Labry + showcase avec Motörhill
Le “collectif émancipation” et la "Bibliothèque Féministe Voltairine" proposent :

 RIOT GRRRLS,
chronique d’une révolution punk féministe.

Un ouvrage écrit par Manon Labry, docteure en civilisation nord-américaine. Sa thèse portait sur les relations entre culture mainstream et sous-cultures underground, à travers l’étude du cas de la sous-culture punk féministe nord-américaine.*
Une discussion présentation autour de cet ouvrage et des liens qu’il entretient avec la place actuelle des femmes dans la scène artistique et musicale actuelle, les évolutions depuis les années 90 et ce qui n’a pas changé.
+
Un apéro show-case avec MOTORHILL , duo folk riot grrrls de Bretagne et des environs

Le 3 décembre 2016, aux Casse-Croute de Suzy.

Ca commence à 17h00 et c'est prix libre! Il y aura des pâtisseries des Casse-croûte de Suzy.
 

 

Festival Femmes et... Discriminations croisées du 17 au 26 novembre 2016

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire
Le collectif Emancipation relaie l'info pour ce festival, qui a lieu dans le cadre du 25 novembre,journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.
 

 

 

 
 "FEMMES ET... DISCRIMINATIONS CROISÉES"
 
 
Jeudi 17 novembre 20h - à la Bourse du travail (place Imbach à Angers)
Conférence débat sur " Sexisme et Lesbophobie au travail"
 animé par 2 syndicalistes de la Commission femmes de l'Union Syndicale Solidaires
 
Mardi 22 Novembre 19hEspace culturel Université St Serge
Projection débat  "Je suis une fille" et " Bad Questions avec Calpernia Addams : les questions à ne jamais poser à une personne transsexuelle"
Débat avec l'association Trans Inter action de Nantes
 
Vendredi 25 novembre 20hCentre Jean Vilar 
Spectacle "Contes à Rebours" de Typhaine D
 
Samedi 26 Novembre à 17h - Les Casse-croûte de Suzy ( 4 rue de l'Espine à Angers)
Café pédagogique animé par les CEMEA

      "Femmes et discriminations croisées, le patriarcat parmi les rapports de dominations"

Non mixité

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire
Le collectif Émancipation est maintenant non mixte. C'est à dire qu'il ne se réunit que entre femmes (trans* et cis*), gouines (trans* et cis*), hommes trans et personnes non binaires.

Pour mieux comprendre la non mixité comme choix politique, voilà un texte très intéressant de Christine Delphy (sociologue et féministe) :
http://lmsi.net/La-non-mixite-une-necessite 

Le collectif organise des évènements en mixité et en non-mixité en fonction des besoins.



*Cis: Personne dont l'identité de genre correspond à celle assignée à la naissance
*Trans: Dans son sens le plus large, le mot transgenre  regroupe plusieurs expressions identitaires dans lesquelles la personne considère que le genre attribué à sa naissance, en fonction des organes génitaux est une description fausse ou incomplète d'elle-même. Selon cette définition, une personne transgenre est donc une personne (qu'elle souhaite être opérée ou prendre des hormones ou non) dont l’identité de genre, l’expression et/ou le comportement sont différents par rapport à ceux qui sont typiques de son sexe biologique.
Pour mieux comprendre ces termes : http://www.abc-transidentite.fr/lexique
Classé dans : Non classé - Mots clés : aucun

Enfermées au Bon Pasteur

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire
Nous avons, enfin, fait le montage des soirées sur le Bon Pasteur qui ont eu lieux en octobre 2014.

Elles furent des milliers à être placées dans ces institutions catholiques où les mauvais traitements et les humiliations étaient leur lot quotidien. Nombreuses sont celles qui ont tu ce passé vécu comme une honte. Aujourd’hui que la parole des “anciennes” se libère, nous avons voulu organiser ce cycle qui, au delà cette histoire, offre un regard sur la délinquance juvénile et son gestion jusqu’à nos jours.

Depuis juillet 2016, les sœurs de la congrégation du Bon Pasteur à Angers ont ouvert un musée dans lequel elles se félicitent de leur action sur les jeunes filles enfermées. Ne leur laissons pas le monopole de cette histoire.
N’hésitez pas à diffuser largement.

pour écouter, cliquez ici

Sur le Bon Pasteur : le forum des anciennes du Bon Pasteur et de leur sympathisant-e-s.


Classé dans : Non classé - Mots clés : aucun

Soirées "Femmes et extrême-droite"

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire
En collaboration avec le Réseau Antifasciste Angevin, le collectif Emancipation organise deux soirées autour du thème "Femmes et extrême-droite".
 
On assiste en Europe à une très forte progression des courants populistes et d’extrême droite. Celle-ci trouve un terreau propice de développement dans la profonde crise économique et sociale du capitalisme et dans les politiques réactionnaires menées par les partis de droite comme par d’autres qui se prétendent “de gauche” voire “socialistes”. Si ces courants tiennent tous des discours nationalistes, sexistes, racistes et xénophobes, ils cherchent désormais de plus en plus à instrumentaliser des thématiques comme la laïcité ou les droits des femmes à des fins de stigmatisation. de ce qui ressemble à un-e étranger-ère. Les musulman-e-s qu’ils-elles soient immigré-e-s ou de nationalité française sont en première ligne face à ces attaques.
 
Ces courants d’extrême droite n’hésitent plus à se présenter comme les « défenseurs des femmes » menacées par « l’islam et ses valeurs archaïques ». Ce nouveau visage est mis en avant dans beaucoup de pays par un leadership au féminin, élément majeur de communication et de « dédiabolisation » des partis d’extrême droite. En réalité leur programme représente un danger mortifère pour les droits des femmes. Qu’en est-il du droit à l’avortement ? Des politiques familiales ? Pourquoi les féministes doivent-elles être en première ligne contre ces courants d’extrême droite ? Pourquoi les antifascistes doivent-ils et elles être présent-e-s dans les mobilisations pour les droits des femmes et des minorités sexuelles ? Quels combats ? Quelles alliances ? Quelles mobilisations ?
 
Mercredi 7 septembre - 20h
 

Projection de Guerrière (Allemagne – 2013 – 1h40)

Marisa, 20 ans, fait partie d’un gang de néo-nazis au nord de l’Allemagne. Tatouée de swastikas, le crâne rasé, elle déteste les étrangers, les juifs, les noirs et flics, à ses yeux tous coupables du déclin de son pays et de la médiocrité de son existence. Manifestations de haine, violence et beuveries rythment son quotidien, jusqu’à l’arrivée en ville d’un réfugié afghan et l’irruption dans son gang d’une adolescente de 14 ans. Ces nouveaux venus mettent à mal le fanatisme de Marisa…


Mercredi 14 septembre – 20h

Débat "femmes et extrême droite" animé par une membre de La Horde (Portail web antifasciste)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Collecte pour louer un bus pour l’Existrans 2016

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire
Le 15 octobre aura lieu la 20ème édition de l’Existrans, la marche revendicative des personnes trans, intersexes et celleux qui les soutiennent. Nous y serons ! Et nous souhaitons être les plus nombreu-ses-x possibles.
Pour cela, nous organisons une collecte visant à rassembler les fonds pour louer un bus, et ainsi permettre à un maximum de personnes de pouvoir s’y rendre à moindre frais. En effet, les personnes trans et intersexes sont une population majoritairement précaire, et nous souhaitons rendre ce transport accessible à toustes, c’est à dire à prix libre.
Nous faisons donc appel à la générosité de toustes celleux pouvant se le permettre pour mener à bien ce projet.
Le bus partira de Nantes et pourra prendre des gen-te-s en chemin si besoin, tant que c’est sur notre route ! (Angers, Le Mans…)
En sachant qu’on a déjà des chauffeurs bénévoles (merci à eux), ce qui réduit les frais considérablement.
Pour faire un don, c’est par ici : En route pour l’Existrans !
Merci de votre soutien

Plus d'info sur l'association Trans Inter Action sur leur site. Ici
Classé dans : Non classé - Mots clés : aucun

Free Kara Wild!

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire
 
 
Kara Wild est une artiste, une camarade et une force de la nature résistante, étant actuellement détenue en France pour sa participation supposée à une manifestation contre des réformes draconiennes concernant le travail [« Loi Travail »] et la répression policière. Elle est une femme trans et est actuellement détenue dans une prison pour hommes et n’a pas accès à des hormones. Elle est également une citoyenne des états-unis et son transfert à été refusé parce que les autorités françaises pensent qu’elle pourrait tenter une évasion lors de celui-ci.
Le 18 mai, des milliers de personnes ont convergé à Paris pour défier le maintien de violence policière et s’opposer à une nouvelle réforme néo-libérale du code du travail. Pendant l’une de ces manifestations une voiture de police à été attaquée et incendiée. Kara à été brutalement arrêtée par rapport à cet incident plus d’une semaine plus tard, le 26 mai, lors d’un autre événement près de la Place de la Nation. En dépit d’un manque de preuve évident, elle à été accusée d’avoir brisé le pare-brise d’une voiture de police quelques instants avant que celle-ci soit incendiée. Les accusations dont elle fait l’objet sont « tentative d’homicide volontaire sur une personne dépositaire de l’autorité publique, destruction de bien, violence de groupe et participation dans un groupe armé et masqué. »
Kara fait partie des 6 personnes étant actuellement accusées par rapport à cet incident. Pour faire empirer les choses, le premier ministre français, Manuel Valls promet d’appliquer une « sanction implacable », de manière à en faire un exemple et à démobiliser les manifestations.
En dépit des attaques de l’état, les mouvements globaux contre le capitalisme, la suprématie blanche, le patriarcat hétéro-sexiste et l’austérité deviennent plus forts chaque jour, de Paris à Oaxaca. Comme les flammes de la résistance se multiplient cet été, ne laissez pas vos amiEs derrière ! S’il vous plaît, aidez-nous à soutenir Kara Wild en lui écrivant, en faisant des dons pour son fond de défense, et faîtes passer le mot concernant son affaire.
Liberté pour touTEs les prisonnieEs politiques ! Liberté pour touTEs les femmes trans prisonnières ! Liberté pour touTEs les prisonnierEs

 

Site de soutien à Kara Wild (duquel est issu ce texte)

 

Publicité elogieuse pour l'Institution catholique le Bon Pasteur sur le Ouest france, le collectif emancipation réagit

Rédigé par Collectif Emancipation - - Aucun commentaire

 

Un musée dédié à la congrégation du Bon Pasteur

Maine-et-Loire - Publié le

 
 
Le musée du Bon Pasteur a ouvert ses portes mercredi. Il va faire connaître l'histoire et la mission des soeurs de Notre-Dame de Charité du Bon Pasteur.





 

 

 

Dans le bâtiment où se sont installées les soeurs de Notre-Dame de Charité du Bon Pasteur à leur arrivée à Angers, en 1829, sont exposés quelque 250 ans d'histoire religieuse et sociale.

La visite des 700 m² du musée s'ouvre sur le hall d'entrée. Au centre de celui-ci, les couleurs de toiles imprimées : avant la création de la communauté du Bon Pasteur en 1829, les bâtiments abritaient une manufacture textile. À l'histoire de ce bâtiment du XVIe siècle s'ajoute celle de la communauté des sœurs.
« Qu'allez-vous faire pour les aider ? » L'apostrophe d'une passante à saint Jean-Eudes (1601-1680), le fondateur, est inscrite à plusieurs reprises comme un fil conducteur de ce nouveau musée qui vient d'ouvrir ses portes à Angers. Elle avait poussé le fondateur de Notre-Dame de Charité à se dédier aux plus démunis, elle interpelle maintenant le visiteur.
La seconde section retrace aussi le parcours de la fondatrice, sainte Marie-Euphrasie Pelletier (1796-1868), canonisée en 1940. Une religieuse en avance sur son temps : elle avait osé recueillir des détenues mineures ou encore aider une femme tombée enceinte d'un homme déjà marié.
L'objectif de la communauté était l'instruction et l'apprentissage pour donner aux femmes leur autonomie. Salles de classe, leçons de sport, cours de dactylographie... les photographies prises dès les années 1850 pour diffuser les œuvres retracent cette histoire.
Dans l'ancien dortoir est présentée la vie quotidienne des sœurs au fil des siècles. Au milieu des objets d'époque, des témoignages audio racontent des vies d'exception.
« Nous voulons apporter une réponse moderne de compassion pour notre temps. » La troisième section retrace la mission sociale de la congrégation, depuis les origines jusqu'à leur présence internationale actuelle en tant qu'ONG.
Aujourd'hui, la congrégation Notre-Dame de Charité du Bon Pasteur s'étend dans 70 pays sur cinq continents. Le musée est donc un retour aux sources, pour en retracer l'histoire. Et à partir de là, communiquer l'action sociale des sœurs : leur travail auprès des plus démunis, en particulier des femmes en difficulté, est au cœur de leur mission.
 

 

Un peu agacées par le ton élogieux de l'article quant à cette maison d'enfermement pour jeunes filles,  nous avons donc décidé de réagir en adressant un courrier à Ouest France dans l'espoir qu'il soit publié. Voici notre réponse :

 

A l’attention du courrier des lecteurs du Ouest France
 
Objet : article sur l’ouverture du Musée du Bon Pasteur
 
Bonjour,
 
Dans votre numéro OF du 13 juillet 2016, vous annoncez l’ouverture du Musée du Bon Pasteur à Angers.
 
Nous avons été très choquées de lire la présentation qui en est faite.
 
Le Bon Pasteur, décrit ici comme une Institution religieuse ayant recueilli de pauvres femmes en détresse, dirigé par « une religieuse en avance sur son temps » qui «  avait osé recueillir des détenues mineures ou encore aider une femme tombée enceinte d'un homme déjà marié. », présentait un revers de médaille tout autre.
 
Sous couvert de proposer « l'instruction et l'apprentissage pour donner aux femmes leur autonomie. » il s’agissait officieusement de les rendre dociles, obéissantes et en faire des bonnes mères de famille bien gentilles et bien braves, et ce par des moyens pas très « catholiques ».
Nous savons en effet aujourd’hui que les jeunes femmes et les filles enfermées (contre leur gré et pour des raisons aussi futiles que d’être soupçonnées d’avoir fricoté avec un jeune homme) subissaient de nombreuses humiliations quotidiennes, châtiments corporels, blessures non soignées, elles devaient se plier aux corvées et se retrouvaient victimes d’horreurs infligées par ces « bonnes sœurs ». Par exemple, dès leur arrivée, on leur bandait fermement la poitrine, on leur coupait les cheveux, et on leur apprenait à dire « oui ma sœur. » Celles qui finissaient leur grossesse et accouchaient au Bon Pasteur se voyaient séparées de leur enfant. Les jeunes filles n’avaient pas le droit de dormir avec les bras sous les couvertures : elles devaient les garder visibles toute la nuit. Une surveillante effectuait des rondes dans les dortoirs pour maintenir l’ordre… S’il advenait qu’une jeune fille désobéisse ou présente la moindre résistance à quoi que ce soit dans l’institution, elle se voyait contrainte d’exécuter de nombreuses corvées, parfois très humiliantes. Certaines jeunes filles ont même subi des attouchements sexuels de la part des bonnes sœurs, qui n’étaient visiblement pas si abstinentes que cela… Et certaines sont restées plus de 15 ans dans ces établissements.
Combien de femmes, de mères, de grand-mères se souviennent encore en silence et dans la douleur de ces horribles années ? Combien d’entre-elles n’ont jamais pu évoquer ces douloureux moments de leur enfance ? Certaines ont toutefois pu sortir de l’ombre et sont venues témoigner, dans un ouvrage qui s’appelle « Enfances volées. Le Bon Pasteur. Nous y étions. » écrit par Michelle-Marie Bougelot.  En écho à cet ouvrage, trois soirées conférence et témoignages avaient été organisées par Le Collectif Émancipation en octobre 2014 et d’anciennes résidentes étaient venues témoigner avec beaucoup de courage. Ce fut un moment douloureux pour beaucoup de personnes présentes.
Nous demandons à ce que les victimes de cette affreuse et honteuse machination soient respectées, que cette institution qui maltraita trop de jeunes filles à Angers au nom de la religion ne reçoive pas de publicité élogieuse et que chacun et chacune prenne conscience que de tels établissements ne devraient plus être cités comme des exemples aujourd’hui en 2016, à l’heure où l’on tâche de respecter les droits des enfants et des femmes.
Nous vous remercions de l’attention que vous pourrez porter à notre message et espérons qu’il sera publié dans un prochain numéro.
Le Collectif Émancipation d’Angers

 




 

 
Fil RSS des articles