Pour celles et ceux qui croient encore que la racisme anti-blanc existe...

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autocollant de propagande d'un groupuscule d'extrême droite identitaireA l’heure d’une résurgence médiatique de la notion de « racisme anti-blanc », à la fois à travers les récentes déclarations de Jean-François Copé, candidat à la tête de l’UMP, premier parti de l’opposition en France, ainsi qu’avec les accusations réitérées contre Houria Bouteldja, Saïd Bouamama et Saïdou de la Zone d’Expression Populaire, il est temps de mettre fin à l’imposture intellectuelle que constitue ladite notion.
Parler de « racisme anti-blanc » c’est confondre ce qui relève des émotions, de la colère et ce qui a trait aux discriminations. En d’autres termes, c’est confondre les relations interpersonnelles et les rapports sociaux [1]. Ainsi, si Fatima, Mohammed, ou Fatou traitent Marie et Louis de « sales français » (relation interpersonnelle), le désagrément certain que constitue l’insulte sera mis sur le même plan que le fait que Fatima, Mohammed et Fatou risquent de voir leur CV refoulés en raison de leur couleur de peau, celle-ci signifiant une origine « autre », qu’elle soit réelle ou supposée (rapport social).

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Et si vous êtes toujours sceptiques, allez-voir par ... 😉

En finir avec l'expression "femme voilée"

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Femmes, musulmanes et rhétoriques : en finir une bonne fois pour toutes avec l’expression « femme voilée »

 

 


Ne dites plus « femme voilée ».
Dans cette tribune, publiée 13 ans jour pour jour après l’adoption de la loi dite d’interdiction des signes religieux à l’école, Zohra El-Mokhtari revient sur l’emploi déshumanisant de l’expression "femme voilée".
Faut-il, en 2017, rappeler les évidences ? Doit-on expliquer que les "femmes voilées" ne sont pas des objets ? Il semblerait que oui.
Le 25 janvier dernier, Stéphane Durand-Souffland, journaliste au Figaro, raconte le procès de l’historien Georges Bensoussan poursuivi pour des propos tenus sur France Culture et relevant, selon les plaignants, de « provocation à la haine raciale » : « ... dans les familles arabes en France l’antisémitisme on le tète avec le lait de sa mère ».
Lila Charef, avocate et responsable juridique du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), est appelée à la barre. Mais ni ses fonctions, ni son nom ne seront mentionnés dans l’article, l’auteur la chosifiant en la qualifiant à deux reprises de "voile" (« esquive insolemment le voile fleuri », « insiste le voile ».) Comment un tel degré de déshumanisation et d’effacement de l’individu a-t-il été rendu possible ? Que révèle ce processus de dépersonnalisation ?

 

lire la suite ici : http://contre-attaques.org/magazine/article/femmes

Masculinisme décomplexé

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Le blogueur américain Daryush Valizadeh, alias Roosh V, connu pour sa haine des femmes et des homosexuels, a appelé ses « partisans » à se rassembler le samedi 6 février prochain à 20h dans 165 endroits du monde, dont deux en France : l’un à Paris, devant le Lion de la statue Place de la République, et l’autre à Nantes, à l’angle de la rue du Château et de la rue Mathelin Rodier devant la statue d’Anne de Bretagne.

 

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Misogyne et homophobe assumé, "Roosh V" comptait organiser une centaine de rassemblements pro-viols dans le monde. Il annule par peur... de se faire agresser.

 

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Ces lois sur le voile qui ne sont pas féministes, et ce racisme qui ne dit pas son nom...

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Dans un contexte de recrudescence de l'islamophobie, le Collectif Emancipation a voulu réfléchir à la situation des femmes voilées dans notre société.

 

 

 

 

Glossaire
 
Racisé-e Ce terme désigne les personnes (noires, arabes, rroms, asiatiques, musulmanes, etc.) renvoyées à une appartenance (réelle ou supposée), à un groupe ayant subi un processus à la fois social et mental d’altérisation sur la base de la race. Les « racisé-e-s » sont celles et ceux qui appartiennent (réellement ou non) aux groupes ayant subi un processus de « racisation ». La racisation est un processus psychologique, social, historique, politique de construction des races.
 
Cisgenre: (équivalents : Femme biologique ou Homme biologique) Personne dont le genre coïncide (grosso modo) avec son sexe. Par exemple, une personne possédant un corps femelle et se sentant femme.

 

 

 

 

Ainsi, en regardant 10 ans en arrière, notons 2 lois majeures : celles de 2004 et 2012.
 
 (cf tableau)
 

 

La loi du 15 mars 2004 sur « les signes religieux ostentatoires » permet l'exclusion d'élèves portant un voile ou un couvre-chef (bandana, bérets, chapeau...). Les établissements scolaires les assimilent au voile dès lors qu'ils sont portés par une élève musulmane. Ces exclusions peuvent avoir lieu devant des conseils de discipline ou être silencieuses avec la simple non présentation des élèves voilées, qui craignent les humiliations et les mauvais traitements, à la rentrée scolaire.

 

 

 

 

 

Nous sommes, de la même manière, opposé-e-s à la circulaire Châtel de mars 2012 qui permet aux directeurs et directrices d'établissement de refuser l'accompagnement des sorties scolaires aux mères voilées.

 

 

Nous ne sommes pas dupes, ces lois qui ont été votées sous l’étendard du féminisme sont des lois racisteset islamophobes.

 

 

Nous ne voulons pas d'un féminisme raciste et impérialiste qui dit aux femmes non blanches comment s'émanciper.

 

 

Nous nous opposons à l'idée que le féminisme blanc, bourgeois, cis, hétéro soit le modèle unique d'émancipation des femmes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces lois sont racistes, car ellesprétendent que le voile serait imposé aux femmes au nom de la religion.Nous ne nions pas le fait que, sans doute, le voile est imposé à certaines femmes.

 

 

De la même manière que le système patriarcal impose énormément d'injonctionsaux femmes en général (temps partiel, maternité, travail domestique...), et impose aux femmes d'occident en particulier une injonction à la sexualisation du corps (maquillage, minceur, épilation intégrale...). Le voile ne doit pas être considéré comme uneplus grande oppression que la sexualisation du corps. Nous refusons l'idée que les femmes blanches seraient plus émancipées que les femmes musulmanes et/ou racisées. Nous voulons que la parole des femmes voilées ou non soit entendue, que les femmes voilées ou non parlent pour elles-mêmes. Nous luttons pour la liberté des femmes sans aucune distinction.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces lois laissent entendre que la domination des hommes musulmans et/ou racisés sur les femmes serait plus importante que celle des hommes blancs.

 

 

De tout temps, on veut nous faire croire que la violence des hommes musulmans et/ou racisés serait plus importante que celle des hommes blancs.

 

 

Le contexte actuel nous montre bien cela.

 

 

L’état d'urgence et le projet de modification de la constitution stigmatisent les personnes racisées et assimilent donc le terrorisme à l'islam, le terrorisme aux personnes non blanches, le terrorisme à la pauvreté.

 

 

En effet, ce projet de réforme de la constitution propose la déchéance de nationalité pour les binationaux et binationales né-e-s français-e-s qui représentent une menace pour la sûreté de l’État montre qu'il existe bien des français-e-s de secondes zones et que le terrorisme serait du fait des ces personnes « pas tout à fait françaises ».

 

 

 

 

 

Cette violence des hommes racisés qu'on juge extraordinaire aurait comme premièresvictimesles femmes.

 

 

Les hommes musulmans voileraient de force les femmes, leur imposeraient de rester au foyer, leur interdiraient de prendre la parole. Nous refusons cette idée. Actuellement, c'est l'Etat français qui isole les femmes voilées en leur interdisant l'accès à l'école et qui les muselle en ne tenant absolument pas compte de leur parole sur ce qui les concerne elles en premier lieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les femmes voilées sont, en plus, considérées comme étant complices de cette violence.

 

 

En effet, on estime que leur voile désigne les femmes non voilées comme des cibles potentielles des violeurs.

 

 

Cette idée est,d'une part complètement absurde car unvoile n’empêche pasd'être violée et,d'autre part raciste car elle suppose que les hommes musulmans seraient plus violeurs que les autres. Il faut rappeler que des viols ont lieu dans tous les milieux sociaux, religieux... et que les viols les plus répandus sont commis par une personne de l'entourage de la victimequi n'a donc rien àvoir avec l'appartenance religieuse ou le port du voile. De plus, une grande partie des auteurs de violences conjugales sont des hommes de pouvoirs (médecins, avocats, etc ) qui sont pour la plupart blancs. Malgré les idées reçues, les violences ne sont donc pas l'apanage des hommes pauvres et racisés.

 

 

 

 

 

Les femmes voilées sont les premières victimes de l'islamophobie.

 

Au nom d'une norme occidentale et d'un racisme d’État, elles sont exclues de l'école, des sorties scolaires, du monde du travail... Elles subissent les agressions verbales et physiques. Désormais, on les accuse de complicité de terrorisme et on les somme de se désolidariser d'actes qui n'ont, évidemment, rien àvoir avec elles.

 

 

 

 
Alors non, ces lois ne sont pas féministes car elles ne prennent pas en compte la parole de toutes les femmes!

 

L'émancipation doit tenir compte de toutes les appartenances sociales, religieuses ou non, raciales, sexuelles, de genre...

 

 
 
 

 

 

 

 

Et pour aller plus loin :

 

 

 


 
Contexte socio-historique, fait sociaux
Lois, décrets, circulaires
1905 Des libres penseurs militent pour un enseignement libre et laïc ; le peuple en a marre de l'implication de l’Église dans toutes les institutions
Loi sur la séparation des Églises et de l’État qui a marqué l’aboutissement d’une laïcisation affirmée.
1920 jusqu'aux années 60
Les deux grandes Guerres détruisent la France, qui appelle à l'immigration pour faire de la main d’œuvre afin de se reconstruire… Cela fait des décennies que les immigré-e-s sont en France et leurs familles les rejoignent.

 
Années 70 Industrialisation massive, choc pétrolier, moins de besoins humains dans les usines, le chômage grimpe, c'est la crise : le FN se crée (1972), les idées racistes commencent à s'exprimer
Fin des années 80
 

 
L’affaire du voile islamique provoque des polémiques : des collégiennes de Creil sont exclues parce que voilées (1989)
 
(1984 : création d'SOS Racisme)
19 décembre 1989 : Le Haut Conseil à l'Intégration est créé par un décret dans le contexte des premières « affaires du foulard », il amène une jurisprudence qui appelle à la responsabilité des établissements en notifiant que "le port du foulard ne peut être une raison suffisante pour exclure des élèves" et demande d'examiner les situations au cas par cas.
1990 Trois élèves voilées sont virées d'un établissements ; les parents portent plainte contre le chef d'établissement, les enseignants se mettent en grève au nom du respect de la laïcité.
1994 : La circulaire Bayrou distingue le port des symboles discrets des signes ostentatoires, elle est adressée aux recteurs d'académie.
Entre 1994 et 2003 Une centaine d'élèves sont exclues… Gronde des enseignants, Chirac s'appuie sur B. Stasi pour commencer à élaborer une loi pour éviter les cas par cas car cela ne satisfait plus les établissements. 2004 : Loi sur le port des signes religieux ostensibles dans les écoles et lycées publics (voiles, kippas, grandes croix)
2010 Mouvement des retraites, Contre-sommet de l'OTAN, Alliot-Marie s'exprime sur les manifestant-e-s masqué-e-s en manif, présumé-e-s être les plus virulent-e-s (« casseurs ») Octobre 2010 : Loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public : cette loi fait alors d'une pierre deux coups, contre les manifestants et contre les femmes voilées !
2012 Un sondage IFOP pour Le Figaro daté d'octobre indique que 63 % des Français se déclarent opposés au port du foulard dans la rue et 28 % y sont indifférents. La circulaire de mars 2012 ( Luc Chatel) permet aux conseils d'école de refuser les présences de femmes voilées dans les sorties scolaires.
2013 Un autre sondage effectué du 19 au 21 mars 2013 par l'IFOP pour Ouest-France indique que plus de huit Français sur dix (84 %) se déclarent opposés au port du voile ou du foulard islamique par des femmes travaillant dans des lieux privés accueillant du public. Peillon pond la Charte de la laïcité : « (...) Le port de signes ou tenues par lesquelles les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit ».
2015  et maintenant... le Ministère de l'Education Nationale a pris ses distances avec la circulaire Chatel, même si celle-ci n'a pas été abrogée. 
En termes jurisprudentiels, la dernière décision est celle du tribunal administratif d'Amiens, qui vient d'annuler une directive émanant de l'inspecteur académique (DASEN) qui interdisait les mères voilées d'accompagner les sorties scolaires… à suivre

 

Dire non à la récupération des agressions sexuelles pour servir des propos racistes

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Crêpe Georgette que nous avons trouvé particulièrement intéressant, surtout dans le contexte actuel.

"Là où les français commettraient des conneries, des crimes passionnels, des dérapages sexistes, des viols collectifs, les racisés commettraient des tournantes, des crimes d'honneur et des actes barbares témoignant de leur culture par essence profondément sexiste."

On vous invite à aller lire la suite ici.

A bientôt !

Avortement, grossesse, contraception

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Voici quelques lignes de début de réflexion, suite à une discussion entre membres du collectif anti-sexiste, Émancipation. Le 20 Novembre, aura lieu une contre-manifestation en faveur de l’avortement et contre les actes et les idées véhiculées par l’association SOS Tout petits, mouvement catholique pro-vie et anti-avortement. Nous souhaitions ne pas en rester là, et proposer un moment de discussion après cette action. Notamment pour approfondir la question de l’avortement et proposer un point de vue, propre au collectif, sur ce sujet.

Nous ne pensons pas qu’il est possible de parler d’avortement sans parler de grossesse et de contraception, ces trois thèmes sont liés, même si les normes sociétales tendent parfois à les opposer.

De plus nous sommes conscient-e-s qu’il est certainement plus facile de s’organiser collectivement contre une manifestation anti-avortement, que de lutter seul-e- contre les discours culpabilisateurs des institutions. Aux interrogatoires moralisants que l’on nous fait subir lorsque nous souhaitons avorter, adopter un autre mode de contraception que la pilule, ou accoucher d’une manière non conventionnelle, s’ajoutent des pratiques de spécialistes qui nous dépossèdent de nos propres corps, comme l'imposition de l'accouchement dit gynécologique (sur le dos), la dissuasion de choisir le DIU (dispositif intra-utérin ou stérilet) et autres éléments qui renforcent l'idée que la prise en main de notre propre corps ne nous revient pas.

Nous pensons que l’avortement peut être vécu comme un moment complémentaire à la grossesse, comme un moment faisant parti de la vie courante comme un moment de partage, de compréhension de son corps et d’interrogation sur les relations sexuelles et sur son rapport à la maternité ou à la paternité et non forcément comme quelque chose d’individuel, de culpabilisant et de douloureux.

Comme la grossesse, la contraception ne concerne pas que les femmes, mais également les hommes. Nous pensons donc important le développement de la recherche pour la contraception masculine, et également la manifestation d'un intérêt plus grand des hommes pour cette question.

Derrière les discours des institutions (États, Églises, Écoles, Familles, Institutions médicales), se cachent une volonté de contrôle des corps, d’aliénation des esprits et un sexisme profond qui entend dire la place de chacun et de chacune.

Ce sont ces discours et ces pratiques que nous souhaitons remettre en cause et discuter avec vous ce samedi 20 Novembre, à 20h30 à Étincelle, 26 rue Maillé, Angers.

La soirée se déroulera en non-mixité, c'est-à-dire une soirée à l'Etincelle pour les filles, et la même soirée au Slip (26,5 rue Maillé) pour les garçons.

 

 

A bas les jouets sexistes !

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Pour faire comme maman, les petites filles se font offrir des dinettes, des fers à repasser, ou des aspirateurs ...

Pour faire comme papa, les petits garçons se font offrir des outils de bricolage, des petites voitures, ou des tenues de guerriers...

Pourquoi trouve-t-on des pages bleues et des pages roses dans les catalogues de jouets?
Pourquoi beaucoup de petits garçons s’imaginent-ils pilotes de course, pompiers ou aviateurs tandis que des petites filles disent simplement rêver… d’une maison?

Un coup d'œil aux catalogues de jouets ou dans les grands magasins, au moment de Noël, en apprend long sur la répartition des rôles et permet de se rendre compte de la spécialisation sexuée des jouets.

 

C'est parce que le sexisme commence au berceau qu'il est si prononcé.

Nous sommes contre la détermination sexuée des rôles (féminin/masculin), dans les jeux d'enfants, car elle participe de la construction du sexisme par l'éducation.

Cette action contre les jouets sexistes vise à bouleverser les normes établies dans les grands magasins.

 

 

"Action man est dingue, Barbie a pris son flingue"

 

Et pour aller plus loin, quoi offrir à Noel?

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